Opéra de Paris

Des Lycéens de La Rochette vont travailler pour l’Opéra de Paris

Ravis, heureux… Les mots suffisent à peine pour exprimer la joie des enseignants et de la direction du lycée des métiers du bâtiment Benjamin Franklin de La Rochette, près de Melun. Leur établissement est le seul de l’académie de Créteil à être sélectionner pour participer à l’opération Dix mois d’école et d’Opéra proposée par l’Opéra National de Paris avec l’Éducation Nationale.

Dès la rentrée et jusqu’en 2014, vingt-quatre élèves de seconde professionnelle menuiserie vont fabriquer des décors pour le Parais Garnier ou l’Opéra Bastille. De quoi les motiver pour être encore plus assidus en cours.

Objectif affiché de cette opération qui réunit 35 classes pour 900 élèves en Ile-de-France : réduire l’inégalité des chances, former des citoyens et conduire des jeunes sur le chemin de la réussite. Le tout grâce à l’Opéra de Paris et ses professionnels. Ce partenariat entre l’Éducation Nationale et les trois académies franciliennes (Créteil, Paris, Versailles) est mené depuis 1991. L’État, par l’intermédiaire de l’ACSE (l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des chances), et des mécènes (Fondation Total, GDF Suez, les Amis de l’Opéra, etc.) le soutiennent financièrement.

Opera Garnier

Ils vont concevoir des décors

« Ce n’est pas parce qu’on est en lycée professionnel qu’on n’a pas le droit à la culture et à une certaine richesse ! Nos jeunes vont découvrir des lieux que beaucoup n’ont jamais vus » s’enthousiasme Véronique GIANNOTTI, la proviseur du lycée qui compte 675 élèves en formation initiale. « Il y a une perspective artistique, mais aussi professionnelle, car ils vont concevoir des décors en menuiserie et travailler avec la centaine de corps de métiers qui évoluent dans l’ombre à l’Opéra. »

Professeur de lettres et d’histoire et coordinateurs du projets avec sept autres enseignants, la documentaliste et le conseiller d’éducation, Zuber GACEM est aux anges. « J’ai envoyé le dossier de candidature et la lettre de motivation en avril. Notre lycée ne se situe pas en zone d’éducation prioritaire mais nous avons beaucoup d’élèves qui résident en zone urbaine sensible ou en zone rurale, éloignée de l’offre culturelle. Cette opération leur permet d’ouvrir leur horizon culturel. » Les lycéens visiteront les lieux et assisteront même à deux représentations.

Sophie BORDIER